-_Détruisez-moi. ____________
Les rues aussi grisâtres soient t-elles ne m`affecte plus. Je m`échappais, vagabondais je ne sais où tel une poupée désarticulée pendue au bout de son fil. Je tissais ma toile sous le froid glacial, comme chaque soir ou la pleine lune faisait son apparition. J`aime la nuit quand elle me lance son appel, les étoiles brillant dans le bleu de mes yeux, tel un miroir s'infiltrant dans mon regard sombre. Une étrange mélodie s'empara de moi, de mon corps. Mes hanches bougèrent dans tout les sens, au rythme de la chanson. Je dansais au milieu de plusieurs âmes plongées dans un sommeil qui à mon souhait, serait infini. J`aurais tant aimé que le temps s'arrête mais que l`instant continue. Que cette mélodie faisant vivre le chaos ne disparaisse jamais. Elle était devenu une espèce de drogue, je me nourrissais pleinement de ces notes sans fin. Et sans m`en rendre compte, j`y posais des mots, afin qu`elle est un sens. Des petites gouttelettes d'eaux glissaient le long de mon visage. Il pleuvait des notes d'argent tombant du ciel étoilé.
Mon attirance envers cette nuit, en étant si seul et solitaire, faisait que mon c½ur s`habillait en noir. La jolie mélodie s`évaporait à mon humble regret et les étoiles se sont éteintes en même temps que l`arrêt des mouvements de mon corps. Tout n`était plus que fragments d`âmes. Je rentrais chez moi avec la triste pensée de me dire que la magie qui rôdait cette nuit s`était subitement effondré. Mon c½ur vêtu de noir recommençait à me donner le tournis. Tel un battement irrégulier, qui faisait mal en respirant. Je me révoltais d`un monde qui ne me convenais pas mais cela ne voulait pas dire que je rêvais d`un monde sain et parfait. Je rêve qu`au détour d`une rue, on me croise et qu'on ne m`écrase pas. Mon esprit à tout simplement peur du noir, et pourtant je l`affronte chaque nuit. Mais sans succès, la crainte est la. L`amusement prend le dessus. Je crache mon désespoir en silence, il vaut mieux taire son chagrin. Ce soir, le temps à filé à vive allure. Le soleil ne tardera pas à se lever et les âmes se manifesterons à nouveau dans les rues de Berlin.
______________Cette nuit la, je me sentais comme un Ange descendu du ciel. Vivre la nuit et dormir le jour. Je me sentais enfermé et seul dans un petit appartement qui me donnait l`impression de ne pas respirer. Tel une mouche prisonnière dans une toile d`araignée. J`étais l`esprit d'une âme perdu. Mon c½ur ne battait plus qu`en l'attente de la mort, la mienne. J`étais faible face au monde, face aux êtres-humains. Je me sentais prise au piège. Pas d'issue de secours, la seul était la mort. J`étais autrefois un corps plein de vie, maintenant il me donne l'impression d`être cadavérique. Je luttais entre la vie et la mort, malgré que la mort avait déja imprimé mon ombre, car elle m`attendait et elle m`attend toujours. Je suis prisonnière d'une carapace, d`un tombeau de chair. Une lueur blafarde était infiltré sur mon visage. Je priais Dieu pour que la nuit s'approche, je voudrais que le temps accélère. Je vivais dans un cauchemar, dans lequel il m`était impossible d`y échapper. D'un côté ce trouvait l`horrible réalité et je ne pouvais pas fuir ce monde dans mon sommeil. J`étais perdu dans un monde qui n`était pas le mien. Et irrémédiablement, il restait le même, avec aucune évolution. Mon monde, ce sont des mots, jetés sans hasard par la fenêtre de la solitude. Ils sont aussi ancré sur les murs de ma chambre. J'y grave mon désespoir. Pour ne pas être ivre de mes souvenirs. Même des plus mauvais. J`aime regarder le passé s`éloigner, et me lancer des cicatrices à la figure. C`est drôlement insolent de sa part, mais j`ai eu l`habitude de recevoir le mal en pleine gueule, assez souvent. Je ne fais pas partis de ces gens qui fuient le passé, qui fuit quelque chose qui les hantera à tout jamais. Mais je suis faible de ne pas affronter la réalité. Les humains me font peur, je les méprise. Le bonheur est dur à atteindre, bien plus que la souffrance. C'est l`extase de se perdre. Je veux pouvoir briser ce sinistre miroir qui illustre mes idées noires. Je veux réussir à trouver de la joie dans la tristesse. J`ai oublié comment vivre, malheureusement personne a la notice. Ils le font naturellement.
J`ai trop souvent poussé des cris sourds, des douleurs étouffés par le temps. Se serait plaisant de rencontrer le bonheur au hasard d`un détour, j`y ai tellement cru, tellement espéré. Ma tête me fait mal, elle me brûle. Elle cogne à en valser sur les murs. L`impression que le soleil m'est tombé dessus. Je suis l`unique spectatrice de ma propre vie. Je me regarde m`autodétruire, sans réagir, sans bouger le moindre petit doigt. Je suis fatiguée de me battre pour une vie que je ne veux même pas. Mon c½ur est fatigué, j`attends juste le dernier battement. Je dévisage la vie, quitte à m`en brûler les prunelles. Chers visiteurs, il est facile d`entrer dans mon âme, mais vous en ressortirez écorché..
« Quand tu souffres, regarde la douleur en face : elle te consolera elle-même et t'apprendra quelque chose . » | Alexandre Dumas.
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Voila le tout 1er chapitre. Donner mois vos impressions. J'accepte les critiques constructives ainsi que les remarques. Pour être prévenu de chaque suite, il suffit de le dire en commentaire sur le dernier chapitre posté. Dans le prochain, les dialogues apparaitront. ( J'sais que beaucoups aiment ça). Mes anciennes fictions étaient basé sur les Tokio hotel. Pour celle la, j'hésite à les faire apparaitre. Si en cas je le fais, j'y mettrais seulement Bill Kaulitz, sans qu'on parle de musique, de carrière ect.. si il est la, c'est uniquement pour qu'il représente un personnage de mon histoire, dite moi ce que vous en pensez et si c'est une bonne idée ou non. J'aime bien avoir l'avis des lecteurs. Merci d'avance, à bientot. ❤